Empreinte en mouvement : Nyctalope

Sofie Dubs


  • Du 15 au 18 janvier
  • Comment le corps peut-il entrer en résonance avec un texte littéraire ?

    Deux artistes rongent un texte pour se questionner elles-mêmes.

    Une recherche autour de l’identité des pas,
    autour de l’origine des gestes incarnés non par malheur mais par un acte volontaire inconscient.

    Notre point de départ pour expérimenter ce texte corporellement a été une une approche sensitive et sensorielle : utiliser l’ouïe, la vue, le toucher...en isolant chacun d’eux, pour que les autres sens puissent prendre de l’ampleur ; cacher la vue pour que la peau voie, boucher les oreilles pour découvrir un autre espace.

    « Récupérer ainsi l’instinctif de chacun des sens, au-delà du sens social. »

    Parallèlement nous avons nourri notre investigation de divers écrits philosophiques ou sociologiques questionnant le corps et le langage : Roland Barthes, Silvia Federicci, Ivan Illitch, Pierre Bourdieu, Gilles Deleuze, Jacques Lacan, Michel Foucault, entre autres.

    Issues des courants de « post modern dance » et de butoh nous avons hérité de cet intérêt pour la conceptualisation, la théorisation et les références philosophiques. Française et Argentine, nous voilà face à deux cultures littéraires qui dialoguent.

    Nous cherchons à relier ces parties dissociées ontologiquement, par la culture « occidentale » cartésienne, le binôme mental-corps. Les mouvements du corps et de la pensée sont, selon nous, inséparables et cette perspective guide notre recherche.

    Nous souhaitons visiter cette dialectique dans divers environnements socioculturels : espaces naturels sauvages ou civilisés, gares ferroviaires, lieux de résidence, etc. Nous espérons également pouvoir dépasser les frontières de la France afin d’éprouver nos corps poétiques dans d’autres territoires langagiers.