Sexamor

La Belle Meunière


  • Du 8 au 15 octobre 2009
  • Projet de Pierre Meunier textes et jeu Pierre Meunier et Nadège Prugnard mise en scène Pierre Meunier collaboration dramaturgique Yoana Urruzola composition son Alain Mahé et Géraldine Foucault , costumes Christine Thépénier régie générale/lumière Jean-Marc Sabat régie plateau François Virolle chargée de production Claudine bocher stagiaire/mise en scène François Lanel

    Après avoir abordé la question du ressort, du tas, du déséquilibre, de la matière et de l’apesanteur, Pierre Meunier s’attaque à la « question » du sexe !

    « Proies du sexe et de l’amour, une femme et un homme vont se questionner sans pitié, se séduire cruellement, se provoquer, s’exciter mutuellement, se confier, s’abandonner, se trouver, se moquer, se défier. Au plateau, un machiniste aidera à la manœuvre, déclenchera, libérera des forces, des flux, des mécanismes, des matières... autant de provocations concrètes auxquelles il faudra répondre. Il s’agira aussi de rendre compte, par le discours, de l’agitation de la pensée, voire de son affolement, lorsqu’elle s’efforce de cerner ce qui la dépasse de toute façon. Aller à la rencontre de l’imprésentable. Et pourtant donner à voir et à entendre, c’est le défi du théâtre. La confession, l’aveu ou le témoignage sont loin de suffire. Qu’avons-nous à faire de la sexualité de l’un ou de l’autre, la nôtre est forcément celle qui nous intéresse le plus. Il va falloir trouver l’endroit commun, partagé par tous. Le doute. La soif de l’autre. La tyrannie de la performance. L’aspiration à l’immense, l’impossibilité d’y accéder... Comment faire avec cette impossibilité existentielle, doublée ici de l’impossibilité théâtrale d’en rendre compte ? C’est sans doute là que va se situer l’endroit du jeu à trouver. L’endroit de la tentative, où le grave et le léger se rencontrent, où l’humour se révèle indispensable. Ce n’est pas de l’accablement face à la difficulté d’être sexué que Sexamor voudrait susciter, mais plutôt un questionnement contradictoire, ludique, sensible, de notre relation sexuée avec la vie, avec la mort. »
Pierre Meunier