Qu’est-ce que vous nous foutez là Mr Artaud ?

Spectacle


  • Mercredi 25 avril 20:00
  • Jeudi 26 avril 20:00
  • Entrée 5 euros

    Nul n’a jamais écrit ou peint, sculpté, modelé, construit, inventé, que pour sortir en fait de l’enfer. Van Gogh le suicidé de la société

    « Mais pourquoi voulez-vous que ce soit un grand homme ? C’était un aliéné »

    L’aventure d’Artaud aux confins du réel interpelle la santé mentale autant que la folie de notre temps.
    Quoi de plus menaçant que ce fou qui nous ressemble ?

    Médecins et disciples, ceux qui ont côtoyé Antonin Artaud n’en sont jamais revenus.

    Qu’est-ce vous nous foutez-là Monsieur Artaud ? Extrait

    Jacques Latrémolière : Mais Artaud n’était pas le nombril du monde... Il s’y mettait ce qui est différent.
    Sylvère Lotringer : Il est devenu le nombril du monde. Il était Dieu.
    S.L. C’est ça. Il le croyait. Quand Jésus a dit : je suis Dieu, tout le monde l’a cru.
    J.L. Non.
    S.L. Non ? On l’a mis à mort
    J.L. Oui. C’est différent.

    ..Car Van Gogh était une terrible sensibilité.
    Il n’y a pour s’en convaincre, qu’à regarder sa figure, toujours comme pantelante, et aussi, par
    certains côtés, ensorcelante, de boucher.
    Comme d’un antique boucher assagi et maintenant retiré des affaires, cette figure mal
    éclairée me poursuit..

    S.L. On a donné à Artaud des électrochocs. C’est différent aussi.
    J.L. Écoutez, je vous en prie, ne me parlez pas des électrochocs puisque je lui en ai donné
    moi. Je peux vous montrer la lettre de Ferdière.. C’est une honte..
    S.L. D’avoir...?
    J.L. D’avoir reproché à Ferdière d’avoir administré des électrochocs. C’est une honte. C’est
    imbécile.
    S.L. C’est possible. J’ai mes petites idées là-dessus. Mais voyez-vous, moi je n’étudie pas
    les électrochocs, je lis Artaud.

    Pascaline Ponti
    Novembre 2017






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